Vendredi 01 décembre 2017

Nouvelle traduction du Notre Père

Conférence

A partir de ce dimanche 3 décembre, la sixième demande du Notre Père n’est plus « Et ne nous soumets pas à la tentation » mais « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Pourquoi cette décision des évêques ?
La raison principale tient au fait que la formulation précédente laissait supposer une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation comme s’il pouvait être l’auteur du mal. Saint Jacques ne dit-il pas que « Dieu (...) ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne » (Jc 1,13) ?
Une autre raison - non moins importante - tient au statut de cette prière.

La prière du Notre Père porte le nom d’ « oraison dominicale ». C’est la prière du dimanche, jour où nous célébrons de façon particulière le Christ ressuscité vainqueur du péché et de la mort. C’est en lui, le Vivant, que nous pouvons dire « notre Père » et nous recevoir comme frères.

Dans l’eucharistie, cette prière ouvre le rite de la communion qui suit la prière eucharistique. La dire ensemble, c’est déjà communier rituellement.

Le Notre Père manifeste donc un double visage de l’Eglise : une Eglise de frères pardonnés qui vivent du pardon obtenu par le Christ mort et ressuscité et qui sont appelés à en témoigner ; une Eglise qui vit déjà la communion et qui est appelée à la vivre toujours davantage.

Une meilleure traduction de la sixième demande vient ôter de ce double visage de l’Eglise une tache qui, d’une certaine manière, était venue altérer sa beauté


 

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