Dimanche 21 janvier 2018

3e dimanche du temps ordinaire B

Michel WACKENHEIM

Dans les trois lectures de ce dimanche, nous sommes mis en face de la même
réalité. « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite », dit Jonas. Le temps a
cargué ses voiles, ajoute saint Paul. Le temps est accompli, proclame Jésus. Depuis
que Jésus est entré dans l’histoire des hommes, nous sommes dans les derniers
temps. Le règne de Dieu est là.


Mais attention. Cela ne veut pas dire que les réalités humaines n’existent plus.
Cela veut dire que les réalités humaines ne sont plus les seules réalités, que la terre
n’est plus notre seul horizon. A présent, depuis Jésus, notre horizon ultime est le
ciel, la vie éternelle.


J’entendais à la radio un zadiste, un de ces occupants de la ZAD de Notre-
Dame des Landes. Pour lui, le seul horizon, c’était l’arrêt définitif du projet de Notre-
Dame des Landes. Il était heureux. Il avait gagné. Son horizon immédiat n’était plus
bouché. C’était tout juste s’il ne disait pas : « Maintenant que j’ai gagné, je peux
mourir ! »


Loin de moi l’idée qu’il faut tourner le dos aux combats quotidiens. Le
chrétien doit travailler de toutes ses forces pour que cette terre soit plus belle et
pour qu’il règne plus de justice et plus de paix.


En même temps, le chrétien ne doit jamais oublier de se convertir, de croire à
l’Evangile, de laisser le règne de Dieu arriver dans sa vie.


Au prix, sûrement, de quelques sacrifices : quitter ce confort qui me rassure,
quitter cet égoïsme qui me protège, quitter cette habitude qui me sclérose.


« Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils
partent à sa suite ».


Aujourd’hui, laissons ce qui nous alourdit et partons à la suite de notre
Maître. Il nous appelle à la vie qui ne finit pas.

 

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