Dimanche 20 mai 2018

Solennité de la Pentecôte

Archiprêtre Michel WACKENHEIM

Cet évangile nous ramène aux dernières heures de Jésus avec ses disciples. Jésus sait qu’il va mourir et lorsqu’on sait que la mort est proche, on dit vraiment ce qu’on a sur le cœur.

L’Esprit, dit Jésus à deux reprises, recevra ce qui vient de lui : « l’Esprit recevra ce qui vient de moi… L’Esprit reçoit ce qui vient de moi… » Donc, celui qui reçoit l’Esprit, reçoit Jésus le Christ.

Or que dira Jésus ressuscité le soir de Pâques ? Il dit à ses disciples qui ont fermé les portes à clé par peur des autorités juives : « Recevez l’Esprit Saint ».

« Recevez l’Esprit Saint… » Dans la langue française, le verbe « recevoir » peut avoir deux sens :
- « recevoir » peut avoir un sens passif : je reçois une lettre, je reçois un cadeau,
   je reçois de l’argent ; je reçois un compliment ; je reçois une décoration…
- et « recevoir » peut avoir un sens actif : je reçois des amis à dîner, je reçois        
  quelqu’un à bras ouverts, je suis quelqu’un qui aime recevoir…

En ce jour de la Pentecôte, je souhaite que la phrase « Recevez l’Esprit Saint », nous la comprenions vraiment au sens actif : ouvrez grand votre cœur, mettez les petits plats dans les grands, recevez l’Esprit Saint – et recevez-le comme il convient, avec empressement, avec bonheur, avec reconnaissance.

Et redisons alors, en la personnalisant, l’une ou l’autre strophe de l’admirable séquence de ce jour de la Pentecôte :

        Consolateur souverain,
        hôte très doux de mon âme,
        adoucissante fraîcheur.

        Lave en moi ce qui est souillé,
        baigne en moi ce qui est aride,
        guéris en moi ce qui est blessé.

Oui, frères et sœurs, dans la confiance, pleins d’espérance, en lui faisant fête, recevons l’Esprit de Pentecôte, recevons l’hôte intérieur, celui qui habite nos silences, nos doutes et nos prières.

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