La cathédrale expliquée

La cathédrale de Strasbourg est assurément un des chefs d’œuvre de l’architecture médiévale, mêlant le style roman de son abside et de son transept au style gothique de sa nef et de sa façade. Sa haute flèche, qui culmine à 143 mètres, a été longtemps le monument le plus haut de la chrétienté.


Parmi les merveilles qu’elle abrite, les millions de visiteurs qu’elle attire chaque année admirent la chaire du grand prédicateur Geiler de Kaysersberg, la célèbre horloge astronomique réparée par Schwilgué au XIX° siècle, le Pilier des Anges, qui représente en trois dimensions le Jugement Dernier, les grandes orgues restaurées par Silbermann au XVIII° siècle, ainsi que les multiples vitraux, dont la grande rosace de façade.


Église-mère du diocèse de Strasbourg, abritant le siège – la cathèdre – de l’évêque, la cathédrale appartient depuis la Révolution à l’État. Cependant, selon une tradition qui remonte au XIII° siècle, la ville de Strasbourg prend part à son entretien à travers la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame (OND).


Siège d’un chapitre de chanoines et d’une paroisse conduite par un archiprêtre, la cathédrale accueille de nombreux fidèles lors des offices du dimanche et de la semaine. Une douzaine de prédicateurs s’y relaient lors des messes dominicales. Mais elle s’ouvre aussi à des concerts et à d’autres manifestations culturelles, dans le respect de son affectation cultuelle et de son rayonnement spirituel.