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CÉLÉBRATIONS

ORDINATIONS SACERDOTALES

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textes du Père Bernard XIBAUT

La liturgie de l’ordination des prêtres, telle qu’elle a été établie lors de la Réforme liturgique du Concile Vatican II, donne lieu à un beau déploiement de rites et de paroles. Depuis que nous avons la chance de la vivre à Strasbourg dans le chœur rénové de la cathédrale, certains de ces rites ont pris plus de relief.

 

La procession d'entrée


la Croix, les cierges et les clercs

 


L'Archevêque précédé des évêques auxiliaires

montée au choeur

Tout commence par la présentation des candidats, qui sont encore dans la nef, au milieu de leur famille et de leurs amis. Avant de les appeler, l’archevêque s’assure en effet que leur préparation a été sérieuse et que le peuple chrétien a été dûment consulté. L’assemblée manifeste sa joie à l’appel de l’évêque en chantant l’hymne Gloire à Dieu.


le Supérieur du séminaire présente les candidats


les candidats

 


La liturgie de la Parole

 

Vient ensuite, comme à chaque eucharistie, le temps de la Parole. Les lectures sont celles du dimanche, de la fête ou ont été choisies en consonance avec l’ordination.


L’homélie de l’archevêque est toujours très attendue : après avoir développé la théologie des ministères ordonnés, il aborde chaque année un thème plus concret. L’année 2006 restera marquée par la citation, pour la toute première fois, de passages des lettres que les candidats ont adressé à leur évêque, lui demandant de les ordonner.

 


Liturgie de l'ordination

Deux grandes prières introduisent le rite de l’ordination proprement dit : l’invocation à l’Esprit-Saint (Veni Creator) et la grande Litanie des Saints. Durant celle-ci, les ordinands adoptent l’attitude la plus solennelle de toute la liturgie, en s’étendant par terre : geste spectaculaire, qui dit l’abandon tout entier dans les mains de Dieu. La nouvelle configuration du chœur permet désormais que cette prostration soit vécue dans le chœur, à la vue de tous les fidèles.

Les ordinands se prosternent pendant que l'on chante la "Litanie des saints"

 


 

De la même façon, alors que jusque là, les prêtres qui s’avançaient pour imposer les mains avaient été dissimulés au regard de la foule, ils sont désormais bien visibles dès le début de la célébration et dans la lente procession qui les fait passer devant les ordinands.


L'archevêque impose les mains aux ordinands ; il est suivi des autres évêques et des autres concélébrants.

Mais l’imposition des mains a été précédée par un grand dialogue qui marque l’engagement des futurs prêtres envers l’Eglise qui les ordonne, à travers les réponses aux questions posées par l’évêque. Jadis, on installait pour cela un siège provisoire (le « faldistoire », pour les spécialistes) devant l’autel. La présence de la belle cathèdre assortie à l’autel rend cet aménagement superflu. Du reste, n’est-il pas symbolique que l’engagement des candidats se fasse devant l’évêque assis sur sa cathèdre ?

C’est à cette même cathèdre que se vivront d’ailleurs les rites complémentaires de l’onction des mains avec le saint-chrême et de la remise de la patène et du calice, gestes certes parlants, mais secondaires par rapport à la grande prière de l’ordination que l’évêque a prononcée au préalable. C’est cette prière qui marque véritablement l’entrée dans le presbytérat. Le texte en est très beau, l’évêque implorant Dieu de lui donner « les coopérateurs dont (il) a besoin pour exercer le ministère apostolique».

La vêture, pratiquée autrefois au bas des marches, était aussi un rite réservé aux chanceux des premiers rangs. Quelle joie pour tous, aujourd’hui, d’y assister, aussi bien les prêtres depuis le chœur que les fidèles depuis la nef !


l'onction des mains, remise de la patère et du calice

le baiser de paix

les nouveaux prètres devant leurs familles
pendant la Profession de Foi
Depuis quelques années, le Credo a été introduit dans la liturgie de l’ordination, comme il vient de l’être, à titre facultatif, dans le nouveau rituel français du mariage.
Commence ensuite la liturgie eucharistique, au cours de laquelle les nouveaux prêtres entourent l’évêque à l’autel pour leur « première messe ». Le Concile a mis fin à la coutume antérieure, qui faisait « concélébrer » les nouveaux prêtres d’une manière peu heureuse, à genoux autour de l’évêque

Après avoir participé à la distribution de la communion, les nouveaux prêtres se voient annoncer leur affectation pastorale. On a renoncé depuis quelques années à leur infliger le supplice de n’apprendre ce lieu qu’à la fin de l’ordination. Le Supérieur du Séminaire le leur a annoncé quelques jours auparavant, mais les fidèles tendent l’oreille pour apprendre la nouvelle.

Après la bénédiction finale de l’évêque, entouré de ses auxiliaires, la procession se met en marche durant le chant du Grosser Gott. Spontanément, l’assemblée se met alors à applaudir au passage des nouveaux prêtres.

 

Les personnes venues de loin pour participer à l’ordination nous font volontiers remarquer la chance qui est la nôtre de les vivre en un lieu aussi magique que la cathédrale de Strasbourg, qui dépolie ce jour-là toutes les splendeurs de ses orgues, de ses cloches, de ses ornements, de ses lumières…
Les photos ici présentées donnent un bel aperçu de la beauté de cette célébration unique, vécue en un lieu unique.

 
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