Pâques de lumière
Aucun mur n'est assez épais,
aucun obstacle
n'est assez obtus
Pour arrêter la lumière.
Elle finit toujours par percer.
Elle est invincible.
Rien ne peut l'arrêter
et même lorsque le soleil
est roulé dans le brouillard,
la lumière passe toujours
à travers les ouvertures
de la cathédrale.
Quel que soit le temps,
quel que soit le contretemps,
ici a toujours lieu
la Pâque de lumière,
son irruption sur la terre humaine.
Il faut des fenêtres de lumière,
des jetées de transparence,
ouvertures fines et fragiles
à travers lesquelles
parvient l'espérance
en multiples fragments
d'incandescence.
Je Suis la lumière du monde.
Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
Evangile : Jean 18, 12
Bonne nouvelle
les vitraux diffusent ardemment
une bonne nouvelle :
lui, qui depuis le commencement,
est la lumière véritable,
est né sur la terre humaine
pour inscrire dans la fragile
condition humaine
le feu de la condition divine.
Il accueille près de lui
tous ceux qui n'en peuvent plus
de se traÎner
sur les routes humaines
et, de ses bras déployés,
il offre sans compter, sans rien retenir,
l'entière tendresse de celui
qui donne le nom d'enfants bien-aimés
à tous ceux qui, depuis l'origine,
sont installés sur la terre humaine.
Les vitraux font briller
pour les yeux et pour le coeur
tout ce que le Christ a réalisé
afin de révéler
l'étonnant amour de Dieu
pour tous ses enfants de la terre.
© cathédrale, Éditions coprur